Métier d’art
Ferronnier d’art
Le fer ancien n’est pas l’acier moderne. Il se forge, se soude au feu, se répare — et il ne se remplace pas par un profilé sans que l’ouvrage y perde son âme.
Un matériau vivant
Le fer forgé traditionnel, riche en scories, se travaille à chaud et présente en surface une texture irrégulière que l’œil reconnaît immédiatement. Il se soude au feu, par martelage de deux pièces portées au blanc, technique sans équivalent moderne.
Le ferronnier du patrimoine doit donc savoir forger — et pas seulement souder à l’arc.
Où il intervient
Grilles de chœur et de chapelles, rampes d’escalier, balcons, appuis, pentures et ferrures de portes, serrures, gonds, verrous, potences d’enseignes, croix de cimetière, coqs de clocher, ancres de chaînage. Beaucoup de ces pièces sont signées et datées ; presque toutes sont uniques.
La corrosion, seule ennemie
Le fer rouille en gonflant : son volume peut doubler. C’est ce gonflement, plus que la perte de matière, qui détruit les pierres dans lesquelles il est scellé — un phénomène majeur sur les remplages gothiques et les balustrades.
La restauration consiste à déposer, décaper, reforger les parties trop atteintes, traiter, puis reposer avec des scellements compatibles. Le remplacement systématique des fers anciens par de l’inox est une solution technique — mais elle doit rester ciblée : un fer forgé du XVII<sup>e</sup> siècle est un objet historique, pas une pièce d’usure.
Passer à l’acte
Chaque pierre sauvée est une victoire sur l’oubli.
Votre don finance des diagnostics, des échafaudages, des relevés, des heures d’artisan. Il devient de la matière, du savoir-faire, du temps gagné sur la ruine.
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